Takhrij Hadith 2144: "“Il y avait parmi les…"
D’après Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), il a dit :
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“Il y avait parmi les Compagnons du Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui), parmi les Ansār, un homme surnommé Abū Mu‘allaq. C’était un commerçant qui faisait fructifier ses propres biens ainsi que ceux d’autrui, en voyageant à travers différentes contrées. Il était également dévoué à l’adoration et scrupuleux dans sa piété. Un jour, alors qu’il était en voyage, il rencontra un brigand, le visage dissimulé et armé. Celui-ci lui dit : ‘Dépose ce que tu portes, car je vais te tuer.’ Il répondit : ‘Que veux-tu de ma vie ? Contente-toi de prendre mes biens.’ Le brigand répliqua : ‘Quant à tes biens, ils m’appartiennent déjà ; je ne veux que ton sang.’ Il lui dit alors : ‘Puisque tu refuses, laisse-moi accomplir quatre unités de prière.’ Le brigand répondit : ‘Prie autant que tu le souhaites.’ Abū Mu‘allaq fit ses ablutions, puis accomplit quatre unités de prière. Dans sa dernière prosternation, il invoqua Allah en disant : ‘Ô Toi qui es Plein d’amour, ô Détenteur du Trône glorieux, ô Toi qui accomplis tout ce que Tu veux ! Je Te demande, par Ta puissance que nul ne peut atteindre, par Ton royaume auquel nul ne peut porter atteinte et par Ta lumière qui emplit les piliers de Ton Trône, de me préserver du mal de ce brigand. Ô Toi qui viens au secours de ceux qui appellent à l’aide, secours-moi !’ Il répéta cette dernière invocation trois fois. Soudain, voici qu’apparut un cavalier qui s’approchait, tenant une lance dont il avait placé l’extrémité entre les oreilles de son cheval. Dès que le brigand l’aperçut, le cavalier se dirigea vers lui, le transperça de sa lance et le tua. Puis il se tourna vers Abū Mu‘allaq et lui dit : ‘Lève-toi !’ Celui-ci demanda : ‘Qui es-tu, toi pour qui je donnerais mon père et ma mère ? Allah m’a aujourd’hui secouru par ton intermédiaire !’ Le cavalier répondit : ‘Je suis un ange du quatrième ciel. Lorsque tu as prononcé ta première invocation, j’ai entendu le fracas des portes du ciel. Lorsque tu as prononcé la deuxième, j’ai entendu les habitants du ciel pousser des exclamations. Puis, lorsque tu as prononcé la troisième, il me fut dit : “C’est l’invocation d’un homme en détresse.” J’ai alors demandé à Allah, le Très-Haut, de me confier la tâche de le tuer.’ Anas ajouta : ‘Sache donc que quiconque accomplit ses ablutions, prie quatre unités de prière et récite cette invocation verra sa demande exaucée, qu’il soit en détresse ou non.’ »
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